Dans quelques jours, les courts du Central Tennis Club
du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire vont vibrer au rythme de la Billie Jean King
Cup. Pour la première fois, la Côte d’Ivoire accueille cette compétition
internationale par équipes réservée aux dames. Une première qui revêt une
importance particulière pour les représentantes ivoiriennes, déterminées à
faire bonne figure devant leur public.
La sélection nationale est désormais au complet.
Amahée Charrier, Sadjo Coulibaly et Jauresse Kouamé ont regagné Abidjan après
près de deux mois de préparation et de compétition à Monastir, en Tunisie.
Elles y ont participé à plusieurs tournois du circuit ITF M15, accumulant
matches et expérience face à des adversaires de différents profils. Emirah
Diabaté, qui n’a pas pris part à cette préparation tunisienne, a rejoint le
groupe ce samedi à Abidjan.
Les quatre joueuses disposent maintenant de quelques
jours pour travailler ensemble et préparer ce rendez-vous dans les meilleures
conditions. Pour les trois pensionnaires de Monastir, il s’agit de mettre à
profit le rythme acquis sur le circuit international. Pour Emirah Diabaté,
l’objectif est de s’intégrer rapidement au collectif et de retrouver ses
partenaires dans cette dernière phase de préparation.
Le séjour tunisien aura constitué une étape importante
pour Amahée Charrier, Sadjo Coulibaly et Jauresse Kouamé. La multiplication des
matches leur a permis de se confronter à une opposition internationale et de
mieux mesurer les exigences du haut niveau. Cette expérience devra désormais
être mise au service de la sélection nationale.
Amahée Charrier poursuit ainsi sa progression avec
l’ambition de transformer les enseignements tirés de ces dernières semaines en
performances à domicile. Les rencontres disputées à Monastir lui ont permis de
renforcer son expérience et de travailler différents aspects de son jeu. Devant
le public ivoirien, elle aura à cœur de franchir un nouveau palier.
Sadjo Coulibaly aborde, pour sa part, cette échéance
avec un capital confiance intéressant. En mars dernier, elle avait remporté
l’Open féminin professionnel d’Accra, au Ghana, en dominant en finale la
Ghanéenne Philipina Sewornu. Un succès qui avait récompensé plusieurs années de
travail et confirmé les progrès accomplis par la joueuse ivoirienne.
Jauresse Kouamé possède également des références
récentes sur la scène internationale. A Accra, elle avait atteint les
demi-finales, démontrant sa capacité à rivaliser avec des adversaires
étrangères. Son passage à Monastir lui a ensuite permis de poursuivre son
apprentissage et d’accumuler davantage de vécu en compétition.
Pour Emirah Diabaté, le contexte est différent.
Arrivée samedi dans la capitale économique ivoirienne, elle n’a pas participé
aux semaines de préparation effectuées en Tunisie par ses trois coéquipières.
Elle dispose toutefois désormais de l’essentiel : le groupe, les installations
et quelques jours de travail collectif avant les premières confrontations. Son
intégration constitue l’un des derniers réglages du staff technique.
Cette dimension collective est donc au cœur du travail
effectué à Abidjan. Sous la conduite de Koffi Getème et Thomas Proisy, les
quatre joueuses multiplient les séances afin de retrouver les automatismes,
travailler les situations tactiques et renforcer leur cohésion. Le staff
technique cherche surtout à construire un groupe capable de répondre ensemble
aux exigences de la compétition.
La Côte d’Ivoire évoluera dans le Groupe IV de la zone
Afrique, aux côtés notamment du Bénin, du Rwanda, de l’Ethiopie, du Mozambique et
du Lesotho. Dans cette poule, chaque confrontation sera déterminante pour les
ambitions ivoiriennes. L’objectif est de jouer les premiers rôles et de tenter
d’accéder au Groupe III.
Pour les Eléphantes, évoluer à domicile constitue à la
fois un avantage et une responsabilité. Le soutien du public pourrait leur
apporter une énergie supplémentaire dans les moments importants. Mais la
pression d’une compétition disputée devant les leurs devra également être
maîtrisée. Sur les courts du Sofitel Hôtel Ivoire, chaque point pourrait peser
lourd.
A quelques jours de l’entrée en lice, les quatre
joueuses abordent donc cette échéance avec des parcours différents, mais une
ambition commune. Charrier, Coulibaly et Kouamé veulent capitaliser sur leur
expérience tunisienne, tandis que Diabaté doit rapidement trouver ses repères
au sein du collectif. Toutes devront ensuite parler le même langage sur le
court.
Après plusieurs semaines de préparation, l’heure est
désormais aux derniers réglages. Le travail effectué à Monastir, l’expérience
accumulée sur le circuit international et les séances conduites à Abidjan
doivent permettre aux Ivoiriennes d’aborder la compétition avec confiance et
sérénité.
Le compte à rebours est lancé. Dans quelques jours,
les entraînements laisseront place à la compétition. Les Eléphantes devront
alors défendre chaque balle, chaque jeu et chaque point avec la même
détermination : celle de porter le tennis féminin ivoirien le plus haut
possible. À domicile, elles ont une occasion unique de marquer les esprits et
de donner une nouvelle impulsion à leur histoire.