Seul Ivoirien sur le circuit international, Eliakim COULIBALY peine à passer le cap. Passé par les centres de haute performance de tennis de Dakar, Casablanca, Mouratoglou Academy, Eliakim COULIBALY a du mal à percer, malgré son immense talent. On parle très souvent d'un manque de moyens conséquents, mais il est primordial d'assainir l'entourage du tennisman.
Qui l'encadre ?
Eliakim semble livré à lui-même. Et ces Challengers d'Abidjan ont mis à nu toutes les difficultés de ce jeune talent qu'on peut encore polir, à 23 ans.
Comment un joueur de ce niveau peut-il se présenter à un tournoi ATP dans son pays comme une feuille volante ?
Sans coach ! Face au Britannique Hamish Stewart, au premier tour de l'ATP 50, il n'y avait que les encouragements du public pour motiver le garçon. Malgré la présence de sa maman dans les travées du Central Tennis Club, Eliakim COULIBALY était tout seul à gérer le stress, les émotions et l'adversité féroce sur le terrain.
Les ATP 50 et 75 ne sont pas du jeu. Tous les joueurs arrivent avec leurs staffs et tout ce qui peut leur permettre d'être dans de très bonnes dispositions pour gagner le tournoi. Et voir Eliakim COULIBALY sans coach, chez lui, alors que tout le pays compte sur lui, est inacceptable.
Où et donc passée la Direction Technique Nationale de la Fédération Ivoirienne de Tennis ?
L'année dernière, après une période de tergiversation, Ilou LONFO, qui fait office de DTN (Directeur Technique National), avait pris à bras le corps le joueur et lors du deuxième tournoi, la Côte d'Ivoire a triomphé avec Eliakim COULIBALY face au Tunisien Aziz DOUGAZ.
C'est de notoriété publique, un coach de tennis est crucial pour la stratégie de jeu, la préparation mentale. C'est lui qui permet de corriger les erreurs, d'optimiser la performance, de maintenir la motivation et d'éviter les blessures. Le coach joue un rôle clé dans la gestion des émotions en match et Eliakim COULIBALY en aura besoin cette semaine pour mieux aborder l'ATP 75.